Les chats dans l’Histoire de l’Art : #3D

By on 10 juillet 2018
Affiche cats - RMN

Affiche cats – RMN

La nouvelle exposition mise en ligne sur le site UMAUniversal Museum of Art– concerne les chats dans l’Histoire de l’Art. C’est un pari audacieux qu’a réalisé la jeune startup UMA dont l’ambition est de « rassembler l’art dans un même lieu, virtuel », avec comme base-line « Anytime, Anywhere, For Free ». UMA se positionne comme un portail d’expositions digitales gratuites, regroupant les œuvres des musées des 5 continents. UMA se dessine comme le « musée en réalité virtuelle », décliné sur ordinateur, smartphone grâce à une application.

UMA n’a pas vocation de se substituer aux musées. Il s’agit plutôt de donner envie, de proposer, d’aller au plus près d’un public, qu’il soit néophyte ou amateur, dans les communes isolées ou les endroits excentrés des lieux emblématiques et des expositions qui font l’actualité, pour donner envie aux petits et aux grands de s’initier, de visiter, depuis leur domicile, avant, plus tard, d’approfondir in situ. Inciter, susciter la curiosité, à la manière d’un « teaser ». Une démarche complémentaire à celle proposée par les musées ou les galeries et, après 6 mois d’existence, UMA affiche déjà plus de 100.000 visiteurs !

 

Vue Expo Chat B5Comment est née l’idée ?

Peut-être remonte-t-elle à 1947… André Malraux créait son « Musée Imaginaire ». Aujourd’hui, 70 ans plus tard, UMA prolonge cette intention originale en créant une plateforme universelle qui rapproche le public de l’Art, dont son fondateur José Vergès indique que « C’est le premier dénominateur commun qui réunit les hommes ». Il développe : « Le rôle des musées est de conserver un patrimoine artistique et de le rendre accessible au plus grand nombre. UMA s’inscrit dans cette dynamique en proposant de l’adapter aux nouveaux usages, aux nouveaux modes de vie pressés (les visiteurs passent 10 minutes en moyenne dans une exposition aujourd’hui !) et aux moyens de consommation contemporains. Nous offrons au grand public d’appréhender la culture et l’Art en les rapprochant de leur quotidien, sans efforts. Nous permettons d’intégrer les publics les plus éloignés ou les moins enclins à se rendre visiter des expositions ou des lieux de culture : c’est UMA qui va à eux et non l’inverse. Après le Mouseîon d’Alexandrie, les cabinets de curiosité, le Louvre –premier musée répubicain sous Napoléon, le Musée Imaginaire de Malraux, UMA devient le premier musée virtuel, en réalité augmentée. » Les équipes d’UMA travaillent en étroite collaboration avec les historiens et les musées pour élaborer leur programme d’expositions en ligne, identifier les éléments biographiques nécessaires et des légendes didactiques qui apparaîtront aux côtés des œuvres sélectionnées. Un premier partenariat s’est noué avec la Réunion des Musées Nationaux et, c’est lors du premier #ArtConnexionGrandPalais que la jeune entreprise a présenté son musée numérique et sa nouvelle exposition dédiée aux chats. Il s’agit de la 4ème exposition mise en ligne, en français et en anglais. Parmi les prochaines : les bâtiments inexistants, le Street Art ou les mythes fondateurs. Toutes les expositions UMA ont cette spécificité : elles n’existeraient pas dans le monde réel, elles sont créées pour l’économie virtuelle.

 

Cats UMA - RMN

Cats UMA – RM

#ArtConnexionGrandPalais

C’est 15 expériences digitales autour de l’Art, pour la première fois réunies au Grand Palais avec des espaces-hasthag : #regarder ; #interpréter ; #interagir et #imaginer ! Le visiteur est mis en situation d’interaction avec la création artistique, par le biais du digital. Il dessine, recrée le jardin des Nymphéas depuis un pont bucolique et frais, il découvre Titien, il teste la numérisation, les visites virtuelles, certaines applications visant l’immersion dans le monde de l’Art. Il pourra goûter les bonbons sculptés en 3D !

 

Cats UMA

Cats UMA

« Les chats dans l’Histoire de l’Art »

Cela remonte à l’Antiquité : les chats étaient divinisés. Au Moyen-âge, ils deviennent des sujets maléfiques, dotés de fourberie. Une chasse aux sorcières s’organise à leur encontre. Au 18ème siècle, le chat est un animal de compagnie : il éveille les jeunes filles et leur instinct maternel. À nouveau, l’ambiguïté féline se démarque autour des courtisanes, dont la plus célèbre figure reste Olympia peinte par Édouard Manet qui interroge : « Où est passé l’amant ? »

Pourquoi le chat au cœur d’une exposition ? parce que l’animal est populaire. Il symbolise l’innocence, l’enfance mais aussi l’infidélité, l’indépendance, la liberté. Véritable icône insaisissable.

S’il ne fallait retenir que 4 oeuvres présentées, scénographiés et contextualisés ? L’afffiche du cabaret « Le chat noir » et son esprit bohême. Les chats momifiés dans l’Égypte Ancienne, mises en valeur dans de petites alcôves. « Olympia » de Manet qui synthétise l’esprit félin : l’intime (le foyer, la vie quotidienne, la nudité, la chaleur, le réconfort), le chat diabolisé (noir, au regard perçant), la provocation à travers cette Vénus alanguie après l’amour que l’on imagine, grâce à ce bouquet de fleurs, fixant le spectateur droit dans les yeux, comme son fidèle animal. Autre tableau tout aussi troublant, mêlant ingénuité et désir : « Le jeune garçon au chat » de Renoir. Enfin « La Raie » de Chardin, une nature morte où tout se confond de manière étudiée : l’angle du chat qui agrandit la peinture, sa posture singulière sur les huîtres.

Le chat fait toujours émerger la face la plus intérieure et privée de l’âme humaine, et ses plaisirs : la gastronomie, les ébats, la douceur de vivre ; il est toujours à la frontière des interdits. Tentateur ou garant ? À vous de le découvrir au travers de cette exposition unique.

 

bandeau chats 1

bandeau chats 1

Une exposition organisée par UMA en partenariat avec la Réunion des Musées Nationaux-Grand Palais ; images des plus grandes collections nationales, notamment celles du Grand Palais, des Musées du Louvre, d’Orsay, du Château de Versailles, grâce au fonds photographique de l’Agence Photo de Rmn_GrandPalais.

 

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Rueil-Malmaison (92)

Petite Chatte-de-Van, je suis mi-Arménienne, mi-Bretonne. J'ai été retrouvée abandonnée dans une station balnéaire du Finistère Nord un jeudi du mois d'août. Blanche immaculée, je suis génétiquement sourde. Je me positionne comme la porte-parole des chattes handicapées, exilées, maltraitées, réfugiées et résistantes. A travers l'écran, je mène à présent une vie socialement divertissante et épanouie, dans la sphère culturelle et artistique parisienne.

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