Handi’Chiens & studio Harcourt : calendrier solidaire

By on 4 octobre 2018
Cal19_Harcourt_HandiChiens

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Mercredi 3 octobre, c’était le lancement officiel du calendrier célébrant les 30 ans de l’association Handi’Chiens, reconnue d’utilité publique en 2012. Handi’Chiens, c’est une #chatcrée belle initiative : éduquer les chiens d’assistance, pour les enfants et les adultes en situation de handicap, d’exclusion sociale, de vulnérabilité.

Handi'Chiens Harcourt

Handi’Chiens Harcourt

Damien Thévenot, journaliste est le parrain du calendrier et de cet anniversaire. Jeune, fringuant et attachant, il explique : « C’est à la fois un concours de circonstance et l’amour des animaux qui m’a poussé. Je participais à l’émission de Nagui sur France 2 N’oubliez pas les paroles et j’ai chanté pour l’association Handi’Chiens, dont j’avais pris connaissance du formidable travail. Il y avait 80.000 euros en jeu ! L’association a pu remporter 30.000 euros grâce à cette prestation, soit l’éducation de 2 chiens ! L’association m’a rappelé et m’a proposé de devenir leur ambassadeur. J’ai accepté, c’est une fierté et aussi un défi, pour ramener l’équilibre entre bénéficiaires et demandeurs. Il existe davantage de demandeurs aujourd’hui, pourtant en 2017, 136 chiens ont été remis. Il est important de soutenir Handi’Chiens, d’apporter un soutien à la fois matériel et psychologique, de faire partie de cette formidable chaîne où tout le monde se donne la main ! »

Handi'Chiens Harcourt

Handi’Chiens Harcourt

Isabelle, l’une des déléguées de l’association, également famille d’accueil, a présenté le travail exemplaire d’éducation et de formation des 350 familles d’accueil et 64 délégués aux familles. « Il s’étale sur 2 ans, avant l’aboutissement : pouvoir donner un chien à une personne handicapée ou socialement fragile. Cela se met en place par étapes. Pour commencer on choisit le chiot. Plutôt des Labrador ou des Golden retriever, des chiens de race. On forme aussi les Épagneuls français, mais cela comporte un risque car ce sont des chiens de chasse et il est important qu’il ne soit pas remis à une personne vivant en ville par exemple. À la marge, on éduque les Caniches royaux. Il y a une première phase pendant 18 mois en famille d’accueil, puis une coupure. On éduque le chien par le jeu. Il sait, quand il enfile sa cape, qu’il ne doit pas jouer, il se met au service de la personne bénéficiaire. Il a appris à faire la part des choses. Par exemple, on le teste avec des bouteilles remplies de cailloux qu’on laisse tomber, pour vérifier s’il est peureux. On vérifie son rapport aux jouets, s’il les ramène. On vérifie à quel point il est sociable. On évalue son comportement : s’il bouge trop, s’il tire trop sur la laisse. Il faut qu’il ait, spontanément, une régularité dans son attitude, ses réactions. On propose rarement les Handi’Chiens aux familles d’accueil qui ont déjà un chat, parce que le chat a des réflexes inattendus (Quelle ironie, je songe : moi, #lanouvelleolympe petite chatte sourde, invitée à cette conférence de presse aux côtés des Handi’Chiens !). Tout à coup, d’une sieste profonde le chat bascule dans une course folle et des culbutes. Le chien pourrait avoir envie de le suivre, le chat détourne l’attention parfois. C’est risqué. On a des accords avec des élevages privés. Si tous les chiens choisis ont une prédisposition pour devenir un Handi’Chiens, pour autant, tous ne le deviendront pas. On estime à 30% les chiens retirés du programme, pour diverses raisons, problèmes de santé, allergènes, incompatibilité entre le caractère du bénéficiaire et celui du chien. Les Handi’Chiens se reconnaissent entre eux, ils sont formés pour. (…) On donne de notre temps, on fait plaisir, c’est de très belles rencontres. On rentre dans l’intimité de familles d’accueil aussi, on leur donne des conseils pour aménager leur intérieur afin que le chiot puisse y trouver sa place sans incommoder la famille. Il faut s’organiser avec un chien ! (…) Les Handi’Chiens sont aussi formés pour se rendre partout, y compris dans les écoles auprès d’enfants autistes par exemple. »

Handi'Chiens Harcourt

Handi’Chiens Harcourt

C’est au tour de Jean de prendre la parole. Bénéficiaire en fauteuil roulant, frais et souriant, il ne tarit pas d’éloges sur son Handi’Chien : « Mon chien m’a apporté davantage de joie et de sérénité, de confiance. Il me rend plus autonome chez moi, où je vis seul. Grâce à lui, j’ai beaucoup moins de craintes : il aboie quand j’oublie quelque chose, il va chercher le téléphone si je ne peux pas, il est très obéissant. (…) Il m’accompagne partout, il est joueur, pas farouche, je l’emmène même au boulot, où il joue avec mes collègues qui l’ont tous adopté. Dans les transports c’est compliqué, les transports en commun ne sont pas adaptés aux handicapés, aux fauteuils roulants. J’ai une voiture, il reste à mes côtés. On se débrouille. C’est lui qui m’a choisi, et réciproquement ! »

Handi'Chiens Harcourt

Handi’Chiens Harcourt

Isabelle reprend la parole : « On propose plusieurs chiots aux bénéficiaires, on veille à ce que le chien fasse le premier pas, cela doit partir de l’animal, cette complicité, car il y aura une relation personnelle, de proximité pendant des années ! Le chien éduqué s’adapte spontanément au handicap du bénéficiaire. Oui, il existe des bénéficiaires prioritaires, notamment ceux qui demandent un renouvellement parce que leur Handi’Chien ne peut plus jouer son rôle pour diverses raisons. Dans ce cas, on fait très attention, parce qu’après 10 ans de vie commune parfois, il est important de retrouver une amitié et un soutien aussi solide quand le Handi’Chien prend sa retraite. C’est rare mais cela arrive : on remet un nouveau Handi’Chien à certains propriétaires, qui peuvent garder leur premier, vieillissant et moins agile. Dans ce cas on est vigilant : c’est difficile de s’occuper de deux chiens ! Dans tous les cas, pour ces demandes particulières, on veille à répondre à l’urgence, en général on propose un nouveau chien dans les 15 jours. »

 

Handi'Chiens Harcourt

Handi’Chiens Harcourt

Jean, de rebondir à nouveau : « Mon chien m’a choisi et inversement. Ensuite, j’ai été formé 15 jours : apprendre à le connaître, quelques tests, comment on vit ensemble. Il y a la théorie et des contrôles. On apprend un vocabulaire spécifique aussi, de même que le chien qui est formé autour de 52 commandes. Certaines sont plus ou moins récurrentes selon le bénéficiaire, son quotidien. Certaines deviennent des automatismes. Un jour, je me suis retrouvé embourbé dans la forêt, j’ai tiré sur la laisse et mon chien a compris : il m’a sauvé. Le suivi se poursuit les premiers mois, pour vérifier l’adaptation. (…) J’ai déposé un dossier et j’ai attendu. J’ai d’abord attendu 1 mois avant de remplir et déposer le dossier, c’était une responsabilité effrayante, un défi. J’ai pris le temps de la réflexion. C’est important, surtout que le chien est remis formé et gratuitement, on a des engagements réciproques à respecter. Ensuite, il y a entre 1 et 5 ans d’attente ! (…) Au quotidien, s’il a des problèmes banals, je vais chez le vétérinaire. Si c’est plus sérieux, l’association reste à l’écoute. »

 

Enfin, c’est au tour des photographes du studio Harcourt de prendre la parole, pour raconter cette séance hyper-glamour qui a duré une journée. Rien à déplorer de particulier: une ambiance canine joyeuse, comme une colonie de vacances. Les chiens ont d’abord pris le temps de découvrir l’escalier, la salle de shooting, le matériel. Ils ont trouvé leurs repères. Il y avait six éducateurs pour guider les chiens, en particulier les 4 chiots de 4 kilos chacun. Les chiens ont été photographiés 2 par 2. Au début, ils sont tous été disposés de haut en bas, dans l’escalier mais ceux d’en haut avaient envie de jouer avec ceux qui étaient devant, c’était la pagaille. On ne voit pas les éducateurs, mais certains sont présents sur la photo, avec une croquette ou une friandise dans les doigts… Un vrai shooting de stars, avec ses petits aménagements ! Tout a été mis en oeuvre pour veiller au bien-être de l’animal, la priorité des priorités, chez studio Harcourt, et au sein des familles d’accueil.

 

En chiffres ? Handi’Chiens, c’est 500 bénévoles, 40 collaborateurs, 4 centres d’éducation, 20 éducateurs, 380 chiens en formation. Depuis l’origine, 2.200 chiens ont été offerts aux bénéficiaires. L’année dernière, 70 ont été confiés à des adultes et enfants en fauteuil. Il y a eu 29 chiens d’assistance et « d’éveil », 37 chiens d’assistance « d’accompagnement social ».

Soyez solidaires, à votre tour même si vous devez cacher votre calendrier des petits chats tout mignons ! En 2019, bousculez vos habitudes, adoptez le calendrier Handi’Chiens et soutenez l’animal-socialisation !

Crédit photo : studio Harcourt

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Rueil-Malmaison (92)

Petite Chatte-de-Van, je suis mi-Arménienne, mi-Bretonne. J'ai été retrouvée abandonnée dans une station balnéaire du Finistère Nord un jeudi du mois d'août. Blanche immaculée, je suis génétiquement sourde. Je me positionne comme la porte-parole des chattes handicapées, exilées, maltraitées, réfugiées et résistantes. A travers l'écran, je mène à présent une vie socialement divertissante et épanouie, dans la sphère culturelle et artistique parisienne.

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