CD de variétés #lanouvelleolympe

PochetteCD-LNO

Enregistrement de mon CD #lanouvelleolympe  

Mon histoire

Tout a commencé par ce jeudi du mois d’août, dans une station balnéaire du Finistère nord. Elle me trouve, abandonnée efflanquée ensanglantée, sur le bord de la plage, et dans un dernier sursaut mes prunelles s’ancrent aux siennes. Elle ne résiste pas, et m’adopte. Coup de tête : Elle n’y connaît rien aux chats, et en a même un peu peur. Pourtant, Elle me ramène à Paris : cinq heures de train depuis Brest. Epique. Une fois chez Elle, je chahute culbute, rien ne me rebute, je piétine ses plantes, fracasse ses bibelots, aère son appartement, qui devient bientôt le mien. Au bout de quatre mois, démunie face à mon hyper-activité de chaton tout épanoui dans mon repaire, Elle décide de me donner. Deuxième abandon : vlan ! Un type vient me récupérer, avec ma panoplie de jouets et mes petites affaires, suite à une annonce dans un journal quelconque qu’Elle a l’audace de rédiger. Coup de bol : à cet instant précis, quand ce type et moi quittons sa vue sa vie, Elle comprend son erreur. Quatre jours plus tard, Elle revient me chercher, non sans mal. Elle planifie une opération commando un soir après le boulot avec sa copine Cécile. Galère. Elle me découvre amaigrie affaiblie, même si je suis restée toute mignonne. Les deux filles se disent prêtes à rester toute la nuit chez le type, pour me récupérer… Soirée tendue.

Il abdique. Elle et moi sommes inséparables, et contre cela il ne peut rien. Je reviens chez moi, où Elle cale désormais ses horaires sur les miens, et quand je suis épuisée, tout affolée par mes courses, il y a ses oreillers.

Elle m’observe, se documente : c’est quoi un chat ? un félin ? un prédateur ? un câlin permanent ? Moi qui joue avec mes doudous, et surtout à cache-cache avec Elle, et ma petite souris, moi qui la suis comme son ombre, jusque dans la pénombre, je l’inonde de bonheur. Elle en écrit un roman, et propose de me donner la parole sur un blog.

la nouvelle olympe

Mon blog… Que je décline sur les réseaux sociaux, menant une vie sociale très riche, parfois engagée. Je choisis mon pseudo en référence à Olympe de Gouges, qui n’aurait sans doute pas renié les réseaux sociaux, elle qui tractait –entre autres moyens de communication à sa disposition. Première révolutionnaire à s’être préoccupée de la cause animale. Indocile et rebelle, comme moi. Cette héroïne-là me convient. Bientôt je dépose même mon pseudo : je deviens une marque !

Mon roman se décline en courtes poésies, qui se transforment en paroles de chansons. De fil en aiguille, Elle devient éditrice pour produire ces œuvres musicales : ma vie en chanson. D’ailleurs, dans ce billet de blog, j’ai glissé quelques bouts de textes, comme je suis malicieuse…

Tout se précipite. Jusqu’à enregistrer le premier CD de variétés, au studio Coppelia-Olivi à Paris. Waouh… C’est Alexandre qui s’occupe de moi, l’ingénieur du son (on dit « l’ingé-son »), accompagné de Matthieu en stage. Mattieu est de Brest, comme moi, comme mon véto, comme Elle, comme mon graphiste Ronan Hervé… Bizarre, bizarre. De Brest à Paris…

Je regarde l’écran lumineux et coloré d’Alexandre, tout intriguée. Il m’explique les trois catégories qu’il a pré-formatées : « music, effets, voix » pour mixer mon CD de variétés.

Alexandre dépose l’interprétation de la chanteuse, Séverine Dubois, seule, derrière une vitre épaisse, derrière un micro plus rond que sa tête, sur les compositions de Christophe Defoulny. C’est cela, son travail aujourd’hui. Parfois, il rajoute quelques effets subtils, comme ces battements de cœur lors de l’opération commando. Il m’explique que ça marche bien auprès des rappeurs. Il enlève les souffles trop prononcés sur les pistes (lead). Il ajuste les fréquences de la voix aux musiques, corrige quelques faussetés par-ci par-là grâce à ses plug-ins spéciaux, ses filtres anti « pop » émis devant le micro, et autres bruits parasites. Puis il compresse et resserre les sons jusqu’à trouver l’harmonie entre chant et instruments, déjà mixés et arrangés, ; Il travaille les attaques de chansons, les atténuations.

Son écran ressemble parfois au tableau de bord de « Rencontre du troisième type », c’est lumineux, jaune rouge vert. Tu-du-du-du-du.

On s’en prend plein la tête, la musique puissance maximale pour entendre le max d’ajustements à réaliser. Bam-Bam-Bam.

Après ce travail, chanson par chanson, Alexandre équilibre les dix pistes de mon album de CD de variétés, pour une cohérence d’ensemble. Les titres sont violets, bleus, verts ou rouges sur son écran, avec un signal au centre qui monte et qui descend. Ça vibre. Comme sur une échographie.

Deux jours intenses dans un studio-cabine intimiste. On y est de l’aube au crépuscule, sans pouvoir détaler. Le troisième jour, quand c’est terminé, le CD masterisé, prêt à partir au pressage, avec les partitions réalisées par Nicolas, le copiste-musical, et avant le label SACEMSDRM, j’ai le blues.

J’ai aimé cette ambiance feutrée insonorisée, derrière des tentures rouges, ces doubles-portes vitrées, et tous ces boutons, comme des jouets. Ces vibrations plus fortes que mon cœur en effervescence. Pour se parler : il suffisait de se regarder. Elever la voix était vain. Mes miaulis ne résonnaient pas.

C’est fini ces sensations fortes, qui éloignent du monde. A présent, retour à la réalité. J’attends le CD pressé, qui sera bientôt mis en vente. Je suis si fière de ce projet. Qu’Elle ait compris à quel point je peux m’amuser, mais aussi demeurer à ses côtés, muse inépuisable.

A bientôt

La Nouvelle Olympe

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.