Chamanes & Divinités

#ChamanesEtDivinités
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#chamanisme

Une nouvelle exposition qui démarre au musée des arts et des civilisations, là où dialoguent les cultures, mais aussi les entités. Le chamanisme est un fait culturel avéré, qui date de 6.000 ans, dans le monde andin. Le chamane est intermédiaire entre les forces de la nature et la société, et les entités surnaturelles. Ainsi attesté, le Chamane est essentiel pour les cultures, les récoltes, la santé, les énergies. Il conduit la société, un peu comme ELLE, dans notre appartement (du moins le croit-ELLE, mais là n’est pas le sujet). Le Chamane, être fondamental, prêtre, et homme politique d’une société politico-religieuse jusque dans notre monde occidental. L’exposition propose un focus sur une période particulière : 500 ans avant JC jusqu’à 500 ans après JC, autour de deux axes : le savoir (état de conscience vis-à-vis de l’extérieur, et des différents niveaux cosmiques) et le faire (savoir sacré, rites et cérémoniels qui visent l’équilibre et l’harmonie), sur une terre-mère nourricière, nécessaire à la vie, qui créée cette relation intime avec les Créateurs de la Terre, ne faisant qu’un avec le cosmos. En fait, la cosmogonie et la vision de l’univers du chamanisme permet de comprendre la vie quotidienne et la production artistique, et je crois bien que ma philosophie de vie découle de ces principes !

#ChamanesEtDivinités

Ce qui constitue l’attrait de cette exposition réside dans sa capacité à mettre en évidence les représentations des objets, la divinité du monde animal. Pour les Chamanes, les animaux personnifient les différents mondes spirituels, ils sont les représentations symboliques des pouvoirs occultes de la nature. Ils incarnent le niveau de conscience atteint par l’homme qui capture une autre dimension de la réalité. Ils sont liés à la fertilité et à la vie de la terre. Parmi lesquels : l’aigle harpie (vision, connaissance de soi, clairvoyance, monde supérieur celui du ciel et de la terre), le Jaguar, comme chez les Mayas (messager des esprits, symbole solaire associé à la fertilité de la nature, il personnifie une déité associée aux orages, au tonnerre et à la pluie, et il est relié aux mondes souterrains), le singe (figure du vent, en prélude à la saison des pluies, relié au culte de l’eau et de la terre), le hibou (clairvoyance au milieu des ténèbres), la chauve-souris (l’eau primitive des grottes et cavernes, symbole du sacrifice : elle réclame du sang pour son dû), le serpent (la transformation et la résurrection, en muant, représente la fertilité masculine et symbolise le lien vers le monde intérieur, celui des ancêtres). Et puis l’alligator (symbole de l’esprit qui régénère la nature, symbole de fertilité et de vie). Il me rappelle ces alligators albinos de la cité de l’immigration, Palais de la Porte Dorée.

Tous sont représentés avec panache (Caïman avec quatre yeux, requin, chimère…) et deviennent des mythes.

#Chamane

N’est pas Chamane qui le souhaite. C’est un long apprentissage qui commence dès l’enfance pour celui qui sera désigné. Il saura reconnaître les plantes et leurs usages, observer la nature et protéger les animaux, contrôler les effets hallucinatoires et bénéfiques des champignons ou herbes particulières, autant de portes vers l’au-delà. A l’origine le mot provient de Sibérie, et figure les sorciers guérisseurs, aujourd’hui le Chamane est universel et guide les artistes, leur permettant de se recentrer, de rester en contact avec les esprits de la nature et des animaux, inspirants et source de pouvoir, mais aussi avec les pierres – sacrées, notamment l’Obsidienne, volcanique. Sa magie opère : elle reflète la lumière, pierre transparente, verte, rouge ou noire marbré selon les éléments minéraux des volcans dont elle provient et sa taille. Taillée, sa qualité fait d’elle un redoutable couteau aiguisé, permettant les sacrifices rituels et les actes chirurgicaux.

Pierre symbolique en Arménie, terre de mes origines, je sens que je suis peut-être une divinité au service des arts.

 

#ChamanesEtDivinités : musée du Quai Branly, jusqu’au 15 mai. www.quaibranly.fr

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