Reception (save the date) : post-prod’

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Reception (save the date) : post-prod’

En route pour la post-prod’ de Reception (save the date)

Après 7 ans de réflexion et d’écriture, 3 semaines de tournage, 3 mois de post-production (montage et post-synchronisation), Gilles Verdiani va proposer son premier long-métrage : Reception (save the date) à la semaine de la critique, ce lundi 23 mars. Une opération qui a bénéficié à parts égales de bienveillance, de foi, d’ondes positives, d’une dynamique collective et de la logique vertueuse des réseaux sociaux. Car Gilles Verdiani, son réalisateur, critique de cinéma, scénariste, écrivain, a décidé de miser sur le réseautage URL pour financer son film d’une part (plateforme de crowdfunding qui a recueilli le soutien d’une cinquantaine de co-producteurs), mais aussi pour sélectionner ses acteurs (vingt !) et l’équipe technique (réalisation, assistantes, costumiers, maquilleurs, accessoiristes, photographes…), grâce à Facebook. Tous bénévoles, enthousiastes, solidaires et complémentaires. Il a créé une famille, qui a évolué dans un lieu clos, unique espace de tournage : celui d’une réception futuriste où les mœurs sont débridées. Les protagonistes de cette soirée burlesque –puisqu’il s’agit avant tout d’une comédie, sont perturbés par un commissaire, chargé de réguler la liberté des mœurs. Intrigue au cœur de la réception. Gilles Verdiani revendique des influences felliniennes, hitchcockiennes, voire cite Godard. De culture « classique », il ne s’inscrit pourtant pas dans un cinéma « réaliste ». Au contraire, le travail de post-synchro, sur la voix, est essentiel, sans parasite. Les comédiens sont tous revenus enregistrer leurs textes et veiller à assurer une parfaite adéquation entre l’image, les mouvements de leurs bouches et leurs dialogues. Ce travail a pris huit jours : très vite, chacun des acteurs a trouvé le juste rythme pour faire coïncider tous les paramètres. Peut-être est-ce grâce au matériel à disposition, notamment le micro directionnel, celui-là même dont ne se sépare pas Mick Jagger sur scène. Ce micro qui capte à la fois les cris et les chuchotements, qui permet aux voix de se poser dans les graves, qui offre densité et amplitude aux organes vocaux et nuance les interprétations. Ce micro 3D du son, a été prêté par Nils Thornander, peintre, musicien, vidéaste et compositeur, qui a imaginé la musique de la réception, à la fois décalée et venue d’une époque encore inconnue, un son festif, ininterrompu qui assure la transition entre les prises et soutient les silences comme les effets spéciaux. Car le film en est truffé, même s’ils se révèlent subtils : un jet laser au pistolet, un hologramme par-ci, un paysage incrusté par-là. Autant de détails sibyllins qui renforcent un comique de situation et de dialogues. Gilles Verdiani a voulu jouer des codes du cinéma, jouer avec le spectateur qui devrait s’avérer dérouter par ce qu’il découvrira à l’écran. Surpris et ému. Amusé et touché. Gilles Verdiani a conçu son film comme une œuvre d’art, un tableau qui comprend à la fois un message et du jeu : un cinéma indépendant et original, non formaté. Il y a inséré des influences qui l’ont façonné : la Pietà, la symbolique du retable, une construction médiévale. Au-delà de ces touches personnelles, et universelles, les images racontent une histoire simple. Le tournage a permis de rendre fluide homogène et harmonieuse cette aventure. Gilles Verdiani parle de « miracle permanent » : 40 personnes enfermées dans un cube pendant 3 semaines, avec un ingrédient majeur, la bonne humeur, au quotidien. Il a bien fallu que ce soit moi, #lanouvelleolympe, qui me montre capricieuse, mais interpréter #Robocat, un rôle au cinéma pour la première fois : c’est stressant pour une petite chatte sourde ! Il faut dire que je suis venue à peine deux jours. En réalité, le point de convergence de cette somme de personnalités qui ne se connaissaient pas, deux mois plus tôt ? Facebook, sans doute. Le cinéma, sans aucun doute. Cette passion-là. Oui : le cinéma rassemble, et les réseaux sociaux assemblent. Le cinéma de Gilles Verdiani a réuni une communauté de comédiens qui y croyaient, qui ont mis leur image au service du projet, ont révélé le meilleur d’eux-mêmes pour ce film, léger. C’est le pari le plus fou, le défi le plus difficile à relever : trouver la distance et le recul pour aborder une comédie, parce que le jeu nécessite de la retenue. Au milieu de tous, je suis là : #Robocat, chat immaculé porte-bonheur, qui arrive du Japon, dans une soirée futuriste. On m’offre en cadeau, parce que j’en suis un. Et c’est aussi cela que j’ai essayé, moi-même, petit être sensible que je suis, de mettre à la disposition de l’équipe. Ma singularité de chatte facétieuse et curieuse, blanche comme la page du futur, sourde. Privilégiée malgré mon handicap. Lors de cette dernière journée de montage, Nils Thornander assure les ondulations musicales qui vont rythmer les images et leur enchaînement, ça swingue, ça groove, c’est soul et moderne. Sur mon regard insistant, lors d’une prise, il pose un silence. Pause. Chut … Je le laisse terminer le travail de post-prod’ à présent. Lui, et l’équipe qui s’affaire : Lisa Verdiani, Marie Girard, les chevilles ouvrières à l’origine de la première version de ce film. Lundi, la semaine de la critique visionnera Réception (save the date), puis le comité de sélection remettra un avis. A présent l’enjeu est de convaincre un distributeur de nous accorder sa confiance. Jusqu’à présent, c’est précisément la confiance dont a bénéficié Gilles Verdiani sur ce tournage, et foi de #Robocat, j’espère que ces 14 téracoctets de rushes disséqués formeront une continuité fédératrice. Parce que je peux bien l’avouer, je suis impatiente de découvrir l’avis du public et de la profession, après cette étape de post-prod’. Si 80% du générique de ce long-métrage et des donateurs est issu d’internet, espérons qu’un distributeur saura s’engager et adhérer à cette nouvelle proposition cinématographique, contemporaine, pour réunir URL et IRL (In Real Life). Alors, tenez-vous prêts pour cette Reception (save the date) !

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Gilles Verdiani, réalisateur, et l’équipe de post-prod’ de Reception (save the date)

La Nouvelle Olympe

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