Sauvages, à Rueil-Malmaison

Sauvages
Sauvages

L’espace industriel devenu lieu d’exposition Grognard, à Rueil-Malmaison propose jusqu’en décembre un tour du monde animalier, artistique, singulier et dépaysant. Onze artistes contemporains, occidentaux, sensibles à la représentation des animaux sont convoqués et réunis, « héritiers des maîtres qui ont forgé les caractéristiques de l’art animalier » précise le dossier de presse, comme Pieter Boel, Oudry et Desportes, Franck Snyders, Buffon, Barye, Delacroix, Géricault.  Qu’ils soient exotiques, à plumage ou à ramage, familiers, aquatiques, au pelage duveteux, sauvages : les animaux de tous les continents sont bien vivants. Qu’ils soient représentés en peinture, à l’huile, sur toile ou sur panneau, à l’acrylique, en sculpture, en résine, en bronze, en photographie ou sous formes de collages, les animaux sont plus vrais que nature. Ils transcendent les supports d’expression artistique, ils deviennent plus réels et expressifs qu’en « vrai », plus animés que dans leur écosystème naturel. Cette exposition est un enchantement, un voyage frais et reposant, dans le silence de la faune et la flore du monde entier. Animaux-sujets, humanisés, leurs traits sont d’une précision remarquable : les duvets soyeux, les regards poignants, les postures éloquentes, les muscles saillants, les pattes frêles, les agilités félines, les ports de têtes malicieuses. Ils créent l’illusion, fougueux, épiques, puissants ; ils ronronnent, lapent, s’ébrouent, volent, plongent, s’élèvent, tètent, se câlinent, battent des ailes, s’épient, sifflent, hennissent, gazouillent, bêlent. Un véritable concert des animaux sans entraves.

Sauvages
Sauvages

Une exposition naturiste, expressionniste, impressionniste, bien plus émouvante que « Sauvages » où les œuvres présentées tranchent avec l’esthétisme d’un lieu manufacturier et spacieux qui, paradoxalement, renforce ce sentiment de liberté inhérent à la vie et la survie de ces espèces animalières, que l’on prend plaisir à contempler des heures. C’en devient romantique et romanesque, tant d’intimité. La précision minutieuse et le sens acéré d’observation des artistes réunis, offrent un regard incroyablement tendre sur les animaux. Un formidable plaidoyer, grâce à l’art et la créativité, en faveur de la protection animale, la préservation des espèces, de la relation si étroite et nécessaire entre l’homme et l’animal. Une exposition attachante et intimiste, qui rend meilleur, qui sensibilise, qui touche.

Sauvages
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« J’aime peindre les animaux, scruter et révéler leur plastique fugace » explique Patrick François, quand Hélène Legrand précise : « Le plus important est de restituer l’effet que produit le surgissement du vivant, le ressenti de cette présence étrange et étonnante »

Sauvages
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Laissez-vous conquérir par les ours, les pélicans, les hérissons, les tigres, les méduses, les ours polaires, les mammifères, les bovins, les autruches, les panthères, au cœur d’une architecture épurée, composée de fer et de verre, de plaques de cuivre, de zinc et d’étain.

Sauvages
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Espace Grognard, « Sauvages, les grands artistes animaliers contemporains », jusqu’au 9 décembre, Rueil-Malmaison. Une exposition humaniste rendue possible grâce au travail, au regard minutieux de Michel Bassompierre (bronzes et marbres), François Blin (huile sur panneau -Oiseaux), Pierre Yermia (bronzes), Danielle Beck (huile sur toile -Afrique, Asie, Amérique du Sud), Hélène Legrand (encre de chine, tempéra sur toile -Aquatique), Patrick François (huile sur toile -Sauvages), Rémi Bourquin (huile sur toile -Asie du Sud-Est), Michel d’Oultremont (photographie -Oiseaux), Bernard Frigière (bronzes -Aquatique), Franz Bodo (acrylique sur toile de lin -Bovins, basses-cours), Philippe Tallis (huile sur toile -Afrique).